Les bourgmestres Nicolas Van der Maren (Ottignies-Louvain-la-Neuve) et Benoît Raucent (Wavre) ont annoncé leur intention de fusionner leurs zones de police, soulignant que l'objectif premier est d'offrir un meilleur service aux habitants, tout en espérant des économies d'échelle. Cette fusion, qualifiée d'« évidente » par le gouverneur Gilles Mahieu, sera la première dans le Brabant wallon et potentiellement en Wallonie depuis la nouvelle législation.
Malgré l'absence d'obligation légale de consulter les conseils communaux, les bourgmestres ont souhaité organiser une séance d'information par souci de transparence. Ils estiment que le projet dépasse les majorités politiques actuelles. Les deux zones, comptant chacune environ 120 effectifs et des territoires limitrophes, présentent des similitudes démographiques (32.000 habitants pour OLLN, 35.000 pour Wavre) et des équipements complémentaires, comme les caméras et drones à Wavre, et l'Unité CAO et les bodycams à OLLN.
Une analyse SWOT a conclu à une opportunité stratégique. La fusion permettrait notamment d'ajouter une cinquième patrouille sur le terrain sans engager de personnel supplémentaire, alors que chaque zone ne dispose que de deux patrouilles actives 24h/24, 7j/7. Cela renforcerait la capacité de gestion des grands événements et le maintien des services non directement concernés, comme l'aide aux victimes. La mutualisation du matériel et la création d'un seul Plan zonal de sécurité sont également attendues, ainsi qu'une dotation fédérale potentiellement plus importante pour les grandes zones.
Les bourgmestres ont assuré qu'ils ne visaient pas une « super zone déconnectée du citoyen », rappelant que la nouvelle loi renforce l'obligation de proximité avec un inspecteur de quartier pour 2000 habitants. Les policiers seront accompagnés dans ce changement, qui ne devrait pas modifier radicalement leur quotidien. Les locaux actuels, jugés en « état lamentable », semblent préoccuper davantage les effectifs que la fusion elle-même.
Les étapes de la fusion incluent l'envoi d'un signal au ministre de l'Intérieur et à la ministre de la Justice, suivi d'un premier Arrêté Royal. L'organisation pratique, incluant l'inventaire et la répartition des moyens, s'étalera sur un an, avec une possible prolongation de six mois. Un deuxième Arrêté installera définitivement la zone, dont le lancement est programmé pour janvier 2028. D'autres arrêtés concerneront la dénomination et la représentation syndicale. Le nom de la future zone est encore en discussion, avec une idée évoquée de travailler sur la Dyle, qui relie les deux villes.




