Le radon, un gaz radioactif d'origine naturelle, peut s'infiltrer dans les bâtiments depuis le sous-sol. Inhalé, il atteint les poumons et peut provoquer des dommages aux tissus, augmentant le risque de cancer du poumon. En Belgique, il est responsable d'environ 480 cas de cancer du poumon par an, et seulement 4,8% des ménages brabançons connaissent leur taux de radon. Les fumeurs sont particulièrement exposés aux effets combinés du radon et du tabac.
Le radon provient de la désintégration de l'uranium présent dans la croûte terrestre, notamment dans les roches schisteuses et granitiques. Sa concentration peut varier fortement selon la géologie locale. En Belgique, le sud du pays est plus touché que le nord en raison de la nature du sous-sol.
La directive européenne de 2018 fixe le niveau de référence à 300 Bq/m³. L'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire classe les zones à risque radon en 5 classes. La commune de Chaumont-Gistoux est en classe 0, avec une mesure la plus élevée enregistrée à 234 Bq/m³ parmi les 134 ménages ayant déjà effectué le test.
Les citoyens peuvent commander un détecteur de radon sur le site www.actionradon.be pour 20 euros. Ce prix inclut l'envoi du détecteur, son analyse après 3 mois d'exposition, la communication des résultats, des conseils pour réduire la concentration si elle dépasse 300 Bq/m³, et une visite de remédiation par le SAMI du Brabant wallon si la concentration dépasse 600 Bq/m³.
La ventilation régulière des bâtiments est primordiale pour maintenir une bonne qualité de l'air intérieur et réduire la concentration de radon, particulièrement pendant les périodes froides de l'année.




