La Résidence Sans Souci, institution communale gérée par le CPAS de Bastogne, célèbre ses 50 ans. L'établissement, qui dispose de 106 places (71 en maison de repos et 35 en maison de repos et de soins), maintient une liste d'attente stable, avec une priorité accordée aux habitants de la commune. L'âge moyen des résidents est de 86 ans, certains rejoignant l'institution principalement pour rompre la solitude et se sentir en sécurité.
Au fil des cinquante ans, la vie en maison de repos a considérablement évolué. La directrice, Sylviane Plennevaux, souligne l'importance croissante des activités proposées pour le bien-être physique et mental des résidents. L'objectif est de stimuler les résidents pour qu'ils se sentent mieux et pensent moins à leurs soucis de santé. Cette approche proactive concerne tous les secteurs, y compris la restauration.
Le recrutement et la formation du personnel restent un défi. Bien que la résidence soit au-dessus des normes, les périodes de vacances créent des tensions. La proximité du Luxembourg et la nature contraignante du travail, notamment le week-end, freinent certaines vocations. L'institution adapte ses méthodes, parfois en faisant appel à des éducateurs de soins pour accompagner les résidents dans les gestes qu'ils peuvent encore réaliser eux-mêmes, suivant la ligne directrice : "Tout faire pour eux, mais rien à leur place".
Plusieurs projets d'amélioration sont en cours ou prévus. Le parc et le chemin devant le bâtiment ont été aménagés pour une meilleure accessibilité. Un terrain de pétanque a été créé et une chèvre a fait son retour. Des travaux sont également prévus pour moderniser le système d'appels à l'infirmière et un bracelet permettra aux résidents d'ouvrir les portes, améliorant ainsi le suivi. Ces initiatives sont soutenues pour garantir la qualité de vie des résidents et de travail du personnel.
Face à la canicule de cet été, la résidence a mis en place des mesures efficaces. Grâce à deux salles climatisées, des ventilateurs et un suivi régulier des résidents, notamment par le médecin et grâce à l'aide de la Croix-Rouge, de bénévoles et de onze jeunes de l'opération "Été solidaire", aucun décès spécifique lié à la chaleur n'a été déploré. La distribution de glace et de pastèque a également contribué au bien-être des résidents.
Lors d'une fête académique, résidents, familles et anciens membres du personnel ont célébré ce demi-siècle d'accueil. Le président du CPAS, Jean-Michel Gaspard, a rappelé les étapes clés et les personnes ayant marqué l'institution, depuis le projet initial lancé grâce aux legs de Fortuna Naniont, Marthe Adam et Julie Verlaine. Initialement prévu rue des Genêts, le projet a finalement trouvé sa place près de l'hôpital, ouvrant ses portes le 20 novembre 1976 avec 81 lits, avant une extension en 2018 portant la capacité à 106 lits.
Jean-Michel Gaspard a salué le travail accompli et s'est adressé aux résidents, les qualifiant de "mémoire vivante de notre commune". Il a annoncé des projets d'agrandissement et d'amélioration, tout en soulignant la nécessité de respecter les réalités budgétaires.




