En collaboration avec l’Agence Fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN), les autres SAMI wallons et la Cellule régionale d'Intervention en Pollution intérieure de Bruxelles Environnement (CRIPI), cette initiative invite les citoyens à agir contre ce gaz radioactif potentiellement dangereux pour la santé.
Le radon est un gaz radioactif naturel, présent dans les sols, qui peut s’infiltrer dans les bâtiments. Invisible, incolore et inodore, il ne pose pas de danger à l’air libre. Cependant, accumulé dans un espace clos, il est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme, un risque accru chez les fumeurs.
La seule manière de détecter le radon est de le mesurer. Un simple détecteur, commandable sur le site actionradon.be pour 20€ (analyse comprise), permet de lever le doute. Il doit être placé au rez-de-chaussée, dans la pièce la plus fréquentée, pendant trois mois entre octobre et avril.
Après analyse, le SAMI du Brabant wallon fournira des conseils personnalisés. Les actions correctives peuvent aller de l’obturation des passages du gaz à l’amélioration de la ventilation, voire à des systèmes d’aspiration pour les taux élevés.
Plus de 9.000 mesures ont déjà été réalisées en Brabant wallon, représentant 4,8% des logements. Les communes de Court-Saint-Etienne, Genappe, Mont-Saint-Guibert et Villers-la-Ville sont classées au niveau 2 (plus de 5% des logements mesurés dépassent 300 Bq/m3). Les communes de Rebecq, Tubize, Ittre, Nivelles, Waterloo, Lasne, La Hulpe, Rixensart, Wavre, Ottignies-LLN, Walhain, Beauvechain, Jodoigne et Orp-Jauche sont au niveau 1 (1 à 5% des mesures dépassent 300 Bq/m3).




